OCTOBRE ROSE

Cancer du sein : les gestes de prévention qui font la différence

Chaque année en France, le cancer du sein reste le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes, avec un peu plus de 61 000 nouveaux cas et environ 12 000 décès recensés sur les données les plus récentes de Santé publique France, ce qui en fait la première cause de décès par cancer chez la femme en France. Une femme sur huit sera concernée par cette maladie au cours de sa vieselon les données de l’Institut de veille sanitaire et de l’Institut national du cancer. Des chiffres qui peuvent inquiéter, mais qu’il faut surtout regarder comme un point de départ : plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées. C’est tout l’enjeu d’Octobre Rose.

Le dépistage, un réflexe encore trop peu suivi

En France, toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie de dépistage, intégralement prise en charge par l’Assurance Maladie et relue par deux radiologues indépendants pour plus de fiabilité. Pourtant, moins d’une femme invitée sur deux y participe réellement : le taux de participation s’établit à 45,7 % sur la période 2024-2025, alors que les autorités sanitaires européennes recommandent d’atteindre au moins 70 % de participation. Une évaluation récente de l’Institut national du cancer rappelle pourtant l’efficacité du dispositif : le dépistage, organisé et individuel confondus, aurait permis d’éviter 23 000 décès entre 2004 et 2018.

Ce dépistage régulier reste, à ce jour, le meilleur outil pour repérer une anomalie avant même l’apparition de symptômes.

Des facteurs de risque connus, et des marges d’action

Certains facteurs de risque ne se contrôlent pas : l’âge, les antécédents familiaux ou une prédisposition génétique, présente dans environ un cas sur dix. Mais une part importante des cancers du sein est aussi liée à des habitudes de vie sur lesquelles chacune peut agir : consommation de tabac et d’alcool, alimentation déséquilibrée, surpoids et sédentarité figurent parmi les facteurs de risque identifiés par les autorités de santé. Limiter sa consommation d’alcool, maintenir une activité physique régulière et surveiller son poids sont donc des leviers de prévention concrets, en complément du suivi médical.

Être attentive aux signaux du corps

En dehors des rendez-vous de dépistage, il est recommandé de rester attentive à certains signes : une boule ou une masse perceptible au toucher, une modification de la forme ou de la taille d’un sein, un changement de l’aspect de la peau (rougeur, rétraction) ou du mamelon, ou un écoulement inhabituel. Aucun de ces signes ne signifie automatiquement un cancer, mais chacun justifie une consultation rapide auprès d’un médecin.

Un enjeu qui nous concerne toutes et tous

Parler du cancer du sein, encourager sans culpabiliser, rappeler que le dépistage est gratuit et accessible : ce sont des gestes simples qui, à l’échelle collective, sauvent des vies. En tant que service de prévention et de santé au travail, le SPSTL42 reste à l’écoute de ses adhérentes pour toute question sur le suivi de leur santé et les orienter vers les bons interlocuteurs.

Sources : Institut national du cancer, Santé publique France, Assurance Maladie.